Curriculum vitae

Directeur des études pour le parcours « Droit » du Département de Sciences Sociales de l’ENSFlorian Couveinhes-Matsumoto (florian.couveinhes@ens.fr) est Maître de conférences en Droit public, membre du Centre de Théorie et d’Analyse du Droit (CTAD) (ENS-Paris Nanterre-CNRS) et chercheur associé à l’Institut de Hautes Études Internationales (IHEI) (Université Panthéon-Assas). Il enseigne ou a enseigné la philosophie du Droit, le Droit international, le Droit international de l’économie, le Droit constitutionnel, le Droit institutionnel de l’Union européenne et l’histoire des idées juridiques à l’ENS. Avec Raphaëlle Nollez-Goldbach, il a assuré un atelier bi-mensuel d’actualité du Droit international et des relations internationales. Avec Jean-Louis Halpérin, il a également dispensé un cours en ligne intitulé Regards croisés droit comparé / droit international sur la plate-forme Coursera.

Florian Couveinhes Matsumoto est membre du conseil de rédaction de la revue Droit(s) – Revue française de théorie, de philosophie et de cultures juridiques, et membre actif de la Société française pour le Droit international et de la branche française de l’Association de Droit international (International Law Association)S’intéressant depuis 2013 aux conceptions et usages du Droit international par la Chine et par le Japon, il co-dirige avec Alice Ekman la rubrique Asie de l’Annuaire français de relations internationales. Il participe régulièrement au Thucyblog du Centre Thucydide (Centre d’analyse et de recherche en relations internationales de l’Université Panthéon-Assas), à la Bibliographie critique de l’Annuaire français de droit international, à la chronique des faits internationaux de la Revue générale de droit international public, aux Grandes pages de la doctrine publiées par l’Institut de Hautes Études Internationales de l’Université Panthéon-Assas.

Avec Raphaëlle Nollez-Goldbach, il a créé en 2014 les Journées de Droit international de l’ENS. La première journée a été consacrée aux Motifs juridiques et non-juridiques des jugements internationaux (Actes parus chez Pedone en 2016), la deuxième aux Politiques des Etats à l’égard des juridictions internationales (actes parus chez Pedone en 2019), les troisième et quatrième à L’écriture du Droit international (la première journée a compris une première table-ronde, consacrée à la négociation et la rédaction des traités, et une seconde, consacrée à celles des résolutions du Conseil de sécurité, qui sont réécoutables en ligne), la cinquième à La dénonciation des traités, et la sixième, organisée en partenariat avec l’Université Paris Descartes (Nathalie Clarenc-Bicudo et Anne-Thida Norodom), aux pratiques françaises du Droit international.

Après un séjour de recherche à l’Université de McGill (Montréal, Canada) consacré à la participation populaire et parlementaire à la négociation, l’adoption et la ratification des traités internationaux, il poursuit ses recherches sur ce sujet.

Depuis 2017, il s’intéresse à la négociation du traité relatif à la responsabilité des entreprises transnationales et autres entreprises en matière de droits de l’Homme. Cela l’a mené à conseiller la coalition française pour le traité ONU et, avec Sophie Grosbon, à organiser une rencontre, le 5 octobre 2018, entre cette coalition et une vingtaine d’universitaires, en vue de la quatrième session du Groupe de travail intergouvernemental du Conseil des droits de l’Homme sur cette question (les (15-19 octobre 2018).

Axes de recherches :

1) La démocratisation des engagements conventionnels des Etats et de l’Union européenne, et la réinsertion des règles internationales de protection des acteurs économiques transnationaux et de leurs intérêts (i.e. du Droit international spécial de l’économie) dans le cadre plus large du Droit international (aspects économiques des Droits internationaux coutumiers et conventionnels de l’écologie, de la guerre et de la paix, du travail, des droits de l’homme, etc., i.e. le Droit international de l’économie largement entendu)

2) La récupération et les usages du Droit international par la Chine et le Japon, hier et aujourd’hui.

3) Les soubassements philosophiques des notions juridiques ("effectivité", "motif", "juridique et non-juridique", etc.) et de leur emploi, ainsi que des choix doctrinaux de présentation des rapports entre Droits (nationaux, régionaux, internationaux) et du Droit positivement édicté.

4) Les intentions, effets et usages politiques des théories du Droit (not. celles de G. Scelle, H. Kelsen, G. Burdeau, A. Kojève et F. Hayek).

5) La constitution d’une théorie du Droit et du politique considérant ces derniers comme des instruments d’établissement et du maintien de sociétés équitables, conviviales et démocratiques (plutôt que - ou que seulement - pacifiées, individualistes, matérialistes et "libérales")

 Plus largement, ses domaines de compétence incluent :

- les politiques étatiques et juridictionnelles relatives au Droit international,

- les accords internationaux d’investissement et de commerce,

- les conceptions du Droit et notamment du Droit international (théorie du Droit international),

- l’histoire de la pensée en Droit international.

 

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