Sciences sociales de l’enfance

Sciences sociales de l’enfance 

Organisation : Wilfried Lignier, chargé de recherche au CNRS (CESSP), Julie Pagis, chargée de recherche au CNRS (IRIS). Abigail Bourguignon (doctorante à l’EHESS), Kevin Diter (post-doctorant à la CNAF), Holly Hargis (doctorante à l’EHESS), Hélène Oehmichen (doctorante à l’EHESS), et Julien Vitores (doctorant à l’EHESS) participent à l’animation du séminaire.

S2, 6 ECTS (8 séances, 24 heures) 

Le séminaire a lieu sur 8 séances de 3 heures, les mercredis matin de 9 h à 12 h, à l’École normale supérieure, 48 bd Jourdan, Paris 14eNB : En raison de la situation sanitaire, la tenue en présentiel du séminaire est incertaine. Quoi qu’il en soit, le séminaire sera accessible via l’application Zoom. Si vous souhaitez assister au séminaire cette année, et que vous ne recevez pas déjà les informations le concernant, merci de vous signaler au plus vite à wilfried.lignier [at] cnrs.fr (vous recevrez notamment l’adresse de connexion pour les sessions Zoom)

Dates et salles :

 Mercredi 06 janvier 2021 – salle R108 : Introduction au thème de l’année : l’enfance des frères et sœurs

Mercredi 13 janvier 2021 – salle R202 : Historiciser les fratries et les sororités 

Mercredi 20 janvier 2021 – salle R346 : Le devenir social différencié des frères et sœurs : regards statistiques

Mercredi 27 janvier 2021– salle R346 : Les variations culturelles des relations adelphiques : regards anthropologiques

Mercredi 03 février 2021– salle R346 : Observer la socialisation des enfants dans les fratries et les sororités

Mercredi 10 février 2021– salle R346 : Ce que les frères et sœurs font au développement : regards psychologiques 

Mercredi 03 mars 2021– salle R346 : Les frères, les sœurs, et les pratiques enfantines du langage 

Mercredi 10 mars 2021– salle R346 : Séance de restitution par les étudiant·es et discussion générale 

Le séminaire est ouvert aux étudiant.e.s de toutes disciplines.

La validation de 6 ECTS implique une participation régulière aux séances et la remise d’une fiche de lecture portant sur 3 à 4 articles. 

Description du séminaire : 

Puisque « le point de vue crée l’objet », on ne devrait jamais décréter a priori que tel ou tel aspect du monde qui nous entoure échappe, en lui-même, au regard des sciences sociales. D’un autre côté, peut-on oublier cette sorte de division spontanée du travail intellectuel qui veut que certains objets, pré-construits en société, paraissent pour ainsi dire relever naturellement de certaines disciplines (ou ensemble de disciplines) – et pas d’autres ? De ce point de vue, c’est peu dire que l’étude de l’enfance n’appartient pas aux sciences sociales. Lorsqu’il s’agit de parler publiquement (c’est-à-dire, entre autre, légitimement) des enfants, lorsqu’il s’agit d’expliquer comment ils grandissent, pourquoi ils pensent comme ils pensent, ou encore ce qui les pousse à agir, on attend bien moins le sociologue, le politiste, l’historien ou l’anthropologue que les divers « psy », les chercheurs en sciences cognitives, médicales ou biologiques.

Les sciences sociales n’auraient-elles rien à dire sur l’enfance et les enfants ? Elles n’ont en tout cas pas tout à fait rien dit. La vocation de ce séminaire est avant tout d’étayer ce constat, textes à l’appui. Au-delà, il s’agit de proposer un lieu pluridisciplinaire, où sont exposées et discutées des recherches aussi bien classiques que récentes, et où peuvent se forger des recherches à venir. L’enjeu est de décloisonner l’étude de l’enfance et de la socialisation, en partant du principe qu’un ensemble de travaux, certes dispersés par des inscriptions disciplinaires variées (sociologie, anthropologie, histoire, science politique, mais aussi sociolinguistique et psychologie culturelle), contribuent de fait à la constitution de véritables sciences sociales de l’enfance. Ce séminaire sera ainsi l’occasion d’envisager l’enfance sans oublier qu’il s’agit d’une réalité historiquement et socialement différenciée, qu’elle demeure cadrée par des dynamiques institutionnelles, qu’elle est constamment informée par des enjeux d’éducation et de reproduction, ou encore qu’elle appelle des méthodes d’enquêtes diversifiées et réflexives.

Renseignements : julie.pagis@cnrs.fr

Julie Pagis
Chargée de recherche en sociologie politique au CNRS
Membre de l’IRIS, EHESS, Paris